Portraits, 2017    
Béa, 65 x 54 cm Isa, 41 x 33 cm
   
J’ai réalisé cette série à partir de l’été 2017. Je souhaitais quitter le monde de la citation après les précédentes séries qui se référaient à la peinture d’histoire.
Dans ce travail, j’ai voulu explorer le sens de l’identité, pas en tant que notion existentielle mais plutôt selon l’expression populaire employée tour à tour par les politiciens, les forces de l’ordre, le pouvoir en général. Dans cette série j’aborde la relation de nos identités et de l’image (photos d’identités, etc.) en donnant à voir les corps sans les visages, excluant précisément l’élément le plus usuel utilisé pour définir notre ‘identité’. Pour réaliser cette série, j’ai invité des amis à venir poser devant un appareil photo placé toujours au même endroit, plaçant le modèle également à un endroit précis. J’ai réalisé beaucoup de prises de vue des modèles afin de les laisser s’habituer à l’appareil photo et leur donner le temps de trouver une gestuelle leur appartenant. Ensuite j’ai choisi parmi ces différentes prises de vue lesquelles serviront pour réaliser le portrait, parfois travaillant à partir de plusieurs photos.
J’ai par la suite exposé la série en invitant les modèles à se retrouver parmi les tableaux. Les réactions étaient amusantes car souvent le modèle ne se reconnaît pas lui-même mais ses proches l’identifient immédiatement. Globalement, les spectateurs apposaient des personnalités aux portraits, leur donnant un ‘visage’, en quelque sorte. Les tableaux sont de tailles variable allant de 27 x 22 cm à 160 x 160 cm.
vue d’exposition ; Jean-Bernard ; Anne-C, Melville & Fred ; Julie ; Marc (toutes 100 x 81 cm) ; Agnès & Marc, 130 x 130 cm
 
Fragments, 2014
Fils fond bleu, 160 x 200 cm
 
 
vue d’exposition galerie Isabelle Gounod, Tête fond blanc, 50 x 50 cm; Allongé fond vert, 130 x 130 cm; Fils fond vert, 130 x 130 cm; Groupe fond rouge et noir, 150 x 150 cm (photos Rebecca Fanuele)
 
Cette série s’inspire du tableau de Théodore Géricault, le Radeau de la Méduse (1819, 491 x 716 cm). J’ai repris essentiellement les personnages, en respectant leur dimensions originales et en les isolant de l’ensemble du tableau. Ainsi j’ai transposé ces personnages dans une iconographie contemporaine – par le choix de la couleur, par le cadrage et par la facture. Les toiles sont de dimensions très variables, mais les figures respectent les dimensions qu’elles ont sur le tableau de Géricault. Je pourrais reconstituer l’ensemble du tableau de la Méduse en plaçant mes toiles les unes à côté des autres.
Je souhaitais transposer dans notre monde la problématique politique sous tendant le tableau de Géricault afin de montrer la pertinence toujours actuelle du sujet. J’ai produit une quarantaine de tableaux pour cette série.

vue d’exposition muséee Arp, Allemagne, Drapeau jaune ocre, 120 x 120 cm; Groupe fond points, 120 x 120 cm; Figure drapeau fond rose, 150 x 130 cm

 
Tea for the Tillerman, Château de Saint Ouen, 2012
 
Le château de Saint-Ouen était la propriété de Louis XVIII, roi de la Restauration après Napoléon. J’ai choisi d’aborder le sujet du rôle que les artistes commençaient à jouer dans la critique politique de leur époque (Géricault, Delacroix ensuite Courbet) Dans cette installation, j’ai fait ériger au milieu du salon du château une grande boite noire et fait décrocher le chandelier. J’ai réalisé trois tableaux représentant la peur, la haine et la mort en m’inspirant d’images du conflit de Syrie (à ses tout débuts), posés au sol et adossés à la boite, éclairés par le chandelier déchu. Au dos de la boite, à l’extérieur, était appuyé un tableau reprenant le portrait du roi. Je souhaitais mettre en évidence la continuité des liens entre pouvoir et violence.
vue de l'installation au château
La peur, 130 x 130 cm
La mort, 130 x 130 cm
La haine, 130 x 130 cm
vue de l'installation
vue de l'installation; Louis XVIII
 
Top

martin bruneau

WorkWorks ExpositionsExpositions Text(e)sText(e)s VideosVideos ContactContact Curriculum VitaeCV ExtrasNews